Qu'est-ce que l'Ismakogie®?

L'Ismakogie® est une technique de bien-être, conçue par l' esthéticienne autrichienne Anne Seidel au début des années cinquante.

Au début de sa carrière, elle observa chez l'une de ses clientes que les rides de ses joues en position allongée et en position debout étaient tout à fait différentes: dès que la femme se levait, ses joues devenaient pendantes. Elle se rendait compte du rôle de la pesanteur dans la fermeté du visage et elle allait à la recherche d'une méthode pour contrebalancer cet effet de la pesanteur. Ce fut le point de départ de ce qui devint plus tard l'Ismakogie®. Elle commença à chercher la relation entre la peau, la musculature et l'attitude générale face à la vie pour trouver comment et pourquoi les gens peuvent avoir ces visages sans expression, aux traits tombants suggérant la négativité et comment ils pouvaient retrouver cette fermeté éclatante de la jeunesse et cette légèreté qui, à ses yeux, exprimait l'ordre et l'harmonie.

A cette époque c'était très à la mode de faire des grimaces pour se modeler le visage. Les magazines pour les dames en présentaient abondamment. Mais Anne Seidel comprenait vite que ces grimaces avaient pour effet d'étirer la peau du visage et du cou et qu'ils avaient donc un effet néfaste sur la fermeté du visage.

Elle se mettait à étudier l'anatomie pour trouver comment muscler le visage sans abîmer la peau. Pendant une vingtaine d'années, elle continua à alterner la recherche académique d'une part et l'application et la vérification pratique de ses recherches d'autre part. Elle développa des exercices pour tester ce qu'elle venait de trouver.

S'ensuivit alors la découverte cruciale : quand elle étudiait le contact au sol pour contrebalancer la pesanteur, elle le renforça un petit peu et ressentit un étirement vers le haut dans tout son corps et même dans le visage. Elle sentit comment les muscles de son visage se raffermissaient et comment ses vertèbres cervicales trouvaient leur place juste. Quand elle relâcha lentement le contact au sol, elle sentit comment les muscles étirés se relâchaient et comment d'autres muscles prenaient le relais. C'était le lien qu'elle recherchait ! C'était les pieds qui influençaient les muscles du visage et du cou.

Elle voyait maintenant que sa croyance que tout dans notre corps était connecté à tout était prouvée par l'anatomie. Même si elle ne comprenait pas encore comment ça se faisait (plus tard, elle découvrait que c'est par les fascia, le tissu conjonctif qui enveloppe et lie toutes les structures dans le corps).

Elle poursuivit ses études pour trouver le secret de l'harmonie et de la beauté et elle découvrait qu'une légèreté dans l'esprit correspond à une légèreté dans les mouvements d'une personne. Si une personne pense à une chose agréable, comme une belle plage ensoleillée, sa démarche est beaucoup plus légère et gracieuse (et donc efficace) que si cette personne pense à un ciel couvert et gris et un tas de factures à payer (la pesanteur se fait sentir ici!).

En observant des petits enfants, elle comprenait que nous avons tous des schémas innés pour bouger naturellement, gracieusement et sans contraintes et que nous "oublions" ces schémas par notre vécu. Elle voyait aussi que les enfants ont un ressenti corporel formidable et elle apprenait de se servir de l'imaginaire pour retrouver cet état heureux de conscience du corps.

Pour elle, la beauté et l'harmonie ne se limitent pas au visage, mais le corps entier et l'esprit y participent.

C'est comme ça qu'est née l'Ismakogie®, une pratique de bien-être, qui vise à réintroduire la grâce et la légèreté dans notre vie quotidienne en s'appuyant sur l'imagination et un ressenti corporel approfondi.

Le mot Ismakogie® est une anagramme, basé sur une phrase dans laquelle Anne Seidel voulait résumer l'essence de sa méthode.